All-The-Movies - Vous avez dit Cinéma?Le Cinéma est ma plus grande passion. Et oui c'est tout!Cowbloghttp://all-the-movies.cowblog.frFri, 19 Aug 2011 16:14:23 +0200180Enter the VoidFri, 19 Aug 2011 16:14:00 +0200Fri, 19 Aug 2011 16:14:00 +0200http://all-the-movies.cowblog.fr/enter-the-void-3131456.htmlCuberisheephttp://all-the-movies.cowblog.fr/images/enterthevoidposter.jpgEnter the Void (2010) réalisé par Gaspard Noé
Avec Nathaniel Brown, Paz de La Huerta, Cyril Roy, Masato Tanno, Oly Alexander...
Synopsis Oscar et sa soeur Linda habitent depuis peu à Tokyo. Oscar survit de petits deals de drogue alors que Linda est stripteaseuse dans une boite de nuit. Un soir, lors d'une descente de police, Oscar est touché par une balle. Tandis qu'il agonise, son esprit, fidèle à la promesse faite à sa soeur de ne jamais l'abandonner, refuse de quitter le monde des vivants. Son esprit erre alors dans la ville et ses visions deviennent de plus en plus chaotiques et cauchemardesques. Passé, présent et futur se mélangent dans un maelstrom hallucinatoire.

Ma Critique : Excellent réalisateur ou obsédé de cul ? L'un n'empêche pas l'autre visiblement puisque notre cher moustachu Gaspard Noé nous conçoit de petites perles qui claquent comme pas possibles lorsqu'il a envie de délaisser le porno. Pas encore une filmographie très conséquente, mais Irréversible m'a juste tué et m'a convaincu du talent et de l'ésotérisme du type qui sait donner une esthétique unique à des sujets et thèmes souvent très mal traités. Le viol est un sujet douloureux et lorsque les français veulent en parler en insistant pas mal sur l'acte on passe pour un beau dégueulasse. C'est le cas de la merde sans nom ou si elle en porte un : Baise-moi . Et je pèse lourdement mes mots pour qu'ils puissent arriver dans la tête de sa réalisatrice Virgine Despentes qui a réussi à signer un des pires films que j'ai pu voir dans mon existence. Là où Gaspard ne donnait aucune âme et une cruauté malsaine dans son plan fixe de 10 minutes sur Monica Belluci sodomisée et battue à mort, l'autre gourde a juste filmé une scène de porno qui passerait sur une chaîne muette du câble à 3h du matin.

 

Bref quoiqu'il en soit les plans séquences et l'ambiance d'irréversible m'ont laissé sur le cul, et Enter the Void me semblait très ambitieux et qu'il valait le coup d'oeil. Il faut être ancré, consacré, concentré sur un film pareil. Après un générique voulu tape à l'oeil, on est transporté subjectivement dans la tête d'un gentil junkie, un peu dealer, qui tente de vivre à Tokyo avec sa soeur. ENTER Premier trip  du film en mode animation lecteur windows media lorsqu'il se prend une pipe de DMT, mais que dis-je, ce film est un véritable trip! 2H 30 de prouesse cinématographique, la caméra quitte la 1ère personne dès la mort de Oscar en s'élevant en hauteur. C'est psychédélique, fascinant, passionnant, sincère.. lorsque la vie de celui-ci défile devant ses yeux on sent le réalisme des souvenirs qui ne sont jamais trop précis et inutiles mais des images qui nous marqueraient tous jusqu'à l'âge d'adulte. Le cinéaste passe son temps à opposer l'innocence de l'enfance ou l'être maternel aux expériences matures, drogue et sexe qui comblent le quotidien du protagoniste posé. Les éléments se rassemblent, l'histoire se construit. Dans Irréversible, Noé nous racontait son scénario à l'envers, dans Enter the Void il est diagonal. Cela peut sembler ennuyeux, mais la beauté et la couleur des images ne peut pas laisser indifférent, on est transporté et on plane sur ce voyage intense.

   

On se retrouve dans l'inconscience et ce qui passe autour de la mort d'Oscar en suivant les théories bouddhistes dont le cinéaste assume la croyance dans ce film. Culpabilité, Lacheté etc encore une fois tous les sentiments et défauts humains passent à la moulinette Noé et on reste sur le cul même si certains éléments tournent à la répétition vers certains moments.

 

Dans la dernière demie-heure, on a un peu l'impression de passer à un porno et on sent un peu que les scènes de fesses par des acteurs X japonais surpayés servent à combler un certain vide scénariste. Là où le réalisateur utilisait le plafond et l'effet de rapidité pour transiter ses séquences inversés dans irréversible, ici il utilise les éléments de profondeurs pour enchaîner les scènes. Et c'est donc après un vagino-shot (ou l'un des plans les plus débiles du 7e art depuis la femme qui s'approche embrasser la caméra de face dans The Lodger d'Hitchcock: la comparaison est extrême mais c'était aussi pour dire que c'était cool qu'on ait retrouvés ses premiers films en Australie) qu'on assiste à une naissance finale. Et puis on se dit finalement qu'en fait Gaspard sait se qu'il veut et sait terminer ses idées. La mort ouvre le film, la naissance (réincarnation bouddhiste du coup) le clôture. THE VOID

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Salad FingersMon, 11 Jul 2011 02:09:00 +0200Mon, 11 Jul 2011 02:09:00 +0200http://all-the-movies.cowblog.fr/salad-fingers-3121976.htmlCuberisheep
Je prends un peu d'avance sur le chroniques qui vont redonner un peu de vie au blog et pour cela je vous présente une belle claque que vous vous êtes bien certainement déjà prise.. Salad Fingers est un web-cartoon né de l'esprit totalement foutraque de David Firth (créateur de Fat-Pie, pas moins défoncé) qui a vu le jour en 2004 et qui a a son compteur 9 épisodes... En quelques mots, on se retrouve avec quelques gribouillages sordides dans un monde post-apocalyptique, abstrait dont toute présence humaine est absente. Guerre nucléaire? Jugement dernier? On sait rien de tout ça, le premier épisode Spoons nous ancre directement dans la peau du personnage principal dont le nom donne le titre de la série. Salad Fingers a des doigts bizarres, des yeux globuleux, une peau verte et un physique ingrat mais derrière cette mocheté se trouve un pauvre homme déchiré par la solitude, sensible et incroyablement gentil. A côté de ça, Salad reste un type paranoïaque, schizophrène (dès l'épisode 5 Picnic, on commence à découvrir son double) et qui a des fixations glauques que ce soit une passion pour le métal rouillé sur lequel il aime se frotter (son objectif suprême est de trouver la meilleure cuillère), fantasme sur les robinets, sadomasochiste à en jubiler en voyant son hémoglobine qu'il nomme Red Water ou encore attaché aux orties qu'il adule jusqu'à les balader dans une poussette abandonnée. A cela on ajoute sa voix ondoyante et basse avec laquelle il souffle ses pensées, ses envies, ses projets (sous titrés sur l'image) car notre héros vit dans un monde perdu et fini, et il peine tant bien que mal à s'occuper. Plusieurs rencontres des plus insolites se feront durant la première saison, et il y a ses 3 marionnettes aux noms et odeurs respectives qu'il aime tant.
http://all-the-movies.cowblog.fr/images/AjZl7X1je5qPr.jpg  http://all-the-movies.cowblog.fr/images/images-copie-1.jpg
Bref vous l'aurez compris, ce cartoon est unique dans les propos et il est franchement pas conseillé à quelqu'un qui se sent un peu seul la nuit et qui veut regarder quelques vidéos en mode insomniaque. Parce que cette série disons le bien en djeuns, fout clairement le bad et n'est pas à mettre en soirée lorsqu'on fait tourner les marres à requins du net (sous peine de péter l'ambiance) puisqu'elle est d'une tristesse, d'un glauque, d'un néant de malheur infini et pourtant ça reste des dessins. En associant David Lynch à Tim Burton et en saupoudrant tout ça d'un humour noir (mais alors si quelqu'un rigole...) et d'une ambiance malsaine, glaçante, flippante quelque chose de très fort sans oublier cette musique ambient composée entre autres par Boards of Canada principalement, et des participations de Brian Eno, Aphex Twin (excusez du peu) et quelques essais à la guitare de son créateur. Mais au delà de son univers désertiquement désespérant inconcevable, on a aussi cette contrée poétique et émouvante, on pénètre dans la psychologie d'une chose humaine déchue et malheureuse mais qui tente de vivre irréellement avec ce qu'il a et le peu de sens qu'il lui reste. Une ambiance donc unique et un style avant-guardiste du plus ravageur, et j'admire énormément le travail de son créateur qui a laissé sa patte marquante dans le domaine (Les Claypool, bassiste du groupe Primus a diffusé des extraits de la série sur son morceau "Those Damned Blue Collar Tweekers" que j'ai pu voir grâce au concept vidéo de la tournée 2011. On connaît pourtant le frontman comme un maître de la pâte à modeler et de l'originalité dans ses univers artworks/clips vidéos) Pour le reste je vous laisse découvrir, à conseiller aux plus courageux.. J'ai beau être un fan de films absurdes/horreur/gore et tout ce qui peut être dégueulasse dans la vibe' série B glauque je n'arrive toujours pas à me remettre de ce choc animé et même cinématographique qu'à engendré ces 9 petits épisodes inestimables.


Si cet épisode (le 3) vous a ancré dans l'univers unique de la série, alors elle est faite pour vous. Le reste c'est ici et le site du bonhomme est ici
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Voyage au bout de l'enferFri, 29 Apr 2011 15:37:00 +0200Fri, 29 Apr 2011 15:37:00 +0200http://all-the-movies.cowblog.fr/voyage-au-bout-de-l-enfer-3104954.htmlCuberisheepVoyage au bout de l'enfer 'The Deer Hunter' (1978) réalisé par Michael Cimino
Avec Robert De Niro, Meryl Streep, Christopher Walken, John Savage, John Cazale...
Synopsis :
Cinq ouvriers sidérurgistes affrontent les hauts fourneaux d'une petite ville de Pennsylvannie et partent ensemble chasser le cerf. Parce que c'est la guerre au Vietnam, trois d'entre eux deviennent soldats sur le départ. Deux ans plus tard, la guerre sévit toujours et ces derniers se retrouvent prisonniers dans un camp vietcong...
Ma Critique : Stanley Kubrick filme la préparation militaire de cette guerre et le vif de celle-ci. Françis Ford Coppola en fait une peinture de 3 heures sur son décor et sa psychologie. Oliver Stone choisit de filmer la guerre sur Platoon, Entre Ciel et Terre puis la pré-post guerre sur Né un 4 Juillet pour former une trilogie témoignant son expérience.
 
En 1978 le génial Michael Cimino (l'année du dragon, les portes du paradis, le canardeur...) donne sa vision de cette guerre trois ans après la fin de ce qu’on pourrait appeler le second indochine. Avec le Pré, avec cette première partie de film célébrant le départ de 3 jeunes hommes Robert De Niro alias Mike, Christopher Walken alias Nick et John Savage alias Steven. ainsi que le mariage de ce dernier. A leurs côtés, d'excellents seconds rôles comme John Cazale qu'on avait vu dans Le Parrain ou encore Meryl Streep particulièrement émouvante. Une heure et demie de fête, d'alcool et de camaraderie. A l'époque au cinéma me racontait un ancien on faisait une intermission/pause avant de redémarrer le film qui terminait sa première partie sur la scène de chasse. Le montage fait un énorme bond en avant et on se retrouve directement devant les hélicoptères bombardant les villages viêtnamiens et l'horreur commence. Après quelques images choquantes, on passe à l'une des séquences les plus dures, les plus violentes que j'ai pu voir dans ma chienne de vie. Rien de plus stressant qu'une roulette russe, on tremble, on panique devant un tel amas d'inquiétude et de désespoir. 30 minutes de guerre sur 3 heures de film ça ne paraît pas beaucoup, mais vraiment intenses et époustouflantes. Plus efficace qu'une 1h 30 de guerre avec Platoon. Mais l'espoir renaît et c'est à partir de là que démarre le Post-Viêt-Nam, le traumatisme. Seulement ce n'est pas aussi pompier que Tom Cruise dans Né un 4 juillet (c'est là que je dis, Fuck Olivier Défoncé !).
 
C'est pur, réaliste, désespérant.. on voit tous les ravages d'une guerre, l'apocalypse de son décor et les vies qu'elle a brisée. Le malaise est présent jusqu'à la dernière séquence, l'émotion prend place subtilement sans être exagérée. Cela on le doit à des acteurs tous formidables, formant ce groupe de copains soudé et attachant et aussi à une réalisation magnifique signée Cimino qui sait justement émouvoir. The Deer Hunter reste l'un de mes films préférés, une des visions les plus cruelles, les plus efficaces et les plus justes de la guerre du Viêt-Nam, voire même de toutes les autres guerres.
 
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Absurde Séance 3# Nuit du fantastique Espagnol / Black Kung FuSun, 03 Apr 2011 18:29:00 +0200Sun, 03 Apr 2011 18:29:00 +0200http://all-the-movies.cowblog.fr/absurde-seance-3-nuit-du-fantastique-espagnol-black-kung-fu-3098234.htmlCuberisheep





http://all-the-movies.cowblog.fr/images/1890511877280612699811709267329501144695806608743n.jpg

http://all-the-movies.cowblog.fr/images/brutalrelax.jpgUn court-métrage pour débuter cette soirée. Et quel court ! Non mais sérieusement si on souhaite avoir de la charpie tout en se marrant en 15 minutes il faut tout simplement taper Brutal Relax par Adrián Cardona, Rafa Dengrá, David Muñoz sur Youtube. Un gros moustachu attachant vient prendre du calme sur une petite plage sympathique sur laquelle bronze une petite populace. Des créatures sensées être des zombies avec de la peinture verte vient titiller tout ce petit monde et déchire les membres, shootent dans des têtes et massacrent bien comme il faut hommes, femmes et enfants pendant que monsieur écoute sa musique hawaïenne. Jusqu'à que les piles de son lecteur soit usées, celui-ci pourtant camouflé involontairement dans un bain de boue va se fâcher et pas de chances pour les zombies. Une chose est sûre, ça charcute grave. Y a de la tripe, des cerveaux, de la rate et des têtes arrachées dans un premier temps sur des pauvres innocents puis sur des zombies ignobles. C'est kitsch, très très drôle et surtout très bien foutu au niveau des effets spéciaux pourtant ultra tape à l'oeil. Aucune pitié, on est là pour du gore et on obtient ce qu'on voulait au point d'en faire une sublime réalisation à base d'un second degré à se tordre de rire.

http://all-the-movies.cowblog.fr/images/sequestrados.jpgOn ne rigole plus, Sequestrados est un film particulièrement dur et inattendu sur la séquestration d'une paisible famille composée de deux parents et de leur fille de 16 ans qui viennent d'emménager dans une belle maison par quelques malfrats cagoulés sans morale ni remords pour la plupart ne cherchant juste qu'à vider les cartes bancaires des innocents et de ravager leur vie. Kidnapped ou Kidnappés lorsqu'il sortira en salles françaises juillet 2011, est donc un thriller concis, inattendu, choquant qui sera le premier film d'un cinéaste apparemment prometteur du nom de Miguel Angel Vivas. Nous tenir en haleine 1h 22 dans un endroit clos c'est compliqué, et il a su relever ce défi. Une claque qui démarre dès la magnifique première séquence filmant un autre cas d'enlèvement qui nous annonce déjà un film époustouflant à base de sublimes plans séquences et de Split-screens très réussis.


http://all-the-movies.cowblog.fr/images/exor0.jpgMême si il a un peu mal vieilli, l'exorciste de William Friedkin est culte, le deuxième opus signé John Boorman l'est moins, L'exorciste la suite de William Peter Blatty pas du tout. Et en plus de ça le thème est passé entre les mains de Leslie Nielsen et des frères Wayans pour le côté parodique. Pourquoi vouloir faire du neuf avec du vieux lorsqu'un tel concept semble déjà exploré ? Manuel Carballo en a fait le choix et l'a foiré bien lamentablement. Cela devient une parodie pas voulue, chiante, poussive et superficielle dans laquelle une teenager en faisant un blood sacrifice sous les influences de son oncle (prêtre renié de son église suite à des scandales d'exorcisme) invoque le diable en elle pour en fait satisfaire le besoin de preuves nécessaires à son tonton pour révéler au monde entier qu'en fait, c'est vrai. Spasmes, voix qui dit des trucs très vilains et nuisance aux proches : rien de nouveau, c'est plutôt pire qu'avant. A cela on ajoute des piètres acteurs, une photographie ignoble soutenue par des plans qui ne le sont pas moins. Bon courage à ceux qui oseront voir Exorcismus -La posèsion de Emma Evans lorsqu'il sera publié en France, pourtant sous la production des mêmes types que [REC]...

Le Chouchou du pèpère (Le 24 Février)

http://all-the-movies.cowblog.fr/images/hkconnection.jpgBlack Kung Fu contre Hong Kong Connection, The Tattoo Connection, Black Belt Jones 2, E yu tou het sha xing... tant de noms pour ce navet d'exploitation. Et c'est pas anodin, comme tous les films de son genre, cette série B a été sortie plusieurs fois en salles à intervalles et noms différents afin qu'il puisse être rentable tout en se moquant des spectateurs les plus insolites qui verront 2 fois le même film sans s'en rendre compte. Parce que là on mêle Karaté, érotisme, aventure et action pour un film qui ne serait pas grand chose sans ses bastons à la Hong-Kong. Aussi les acteurs sont mauvais tout comme la version française à mourir de rire qui n'a su qu'ajouter un peu plus de grotesque dans ce film qui rendra la salle bien heureuse, avec une pure ambiance malgré le fait que ce ne soit pas la salle 2.. Raciste (« les chinois contre les négros ! »), misogyne, nul et précédé de Bandes-annonces grindhouse avec Bruce Lee ou autres : une absurde séance comme on les aime ayant constitué une soirée mémorable à compte personel.
 
 

 

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The FighterFri, 18 Mar 2011 23:41:00 +0100Fri, 18 Mar 2011 23:41:00 +0100http://all-the-movies.cowblog.fr/the-fighter-3094680.htmlCuberisheepThe Fighter (2011) réalisé par David O. Russell
Avec : Mark Whalberg, Christan Bale, Amy Adams, Melissa Leo, Jack McGee, Mickey O'Keefe
Synopsis : L'histoire vraie d'un jeune boxeur en quête d'un second souffle et son demi-frère ancien toxicomane, qui, malgré quelques tensions, vont malgré tout tenter ensemble la chance de réussir ce qu’ils ont raté chacun de leur côté.

Ma Critique
Projet datant de 2003, The Fighter a été posé entre les mains de Martin Scorsese, pour être remis dans celles de Darren Arronofsky (qui restera producteur exécutif cependant) en 2007 avant qu'il soit finalement réalisé par David O.Russell à qui l'on doit la brillante satire de la guerre du golfe Les Rois du Désert (1999) suivie d'un sacré bide J'adore Huckabees (2004) qui l'a jeté au fond du trou. Cette biographie sur la relation de deux demi-frères réunis par la boxe, l'un déchu et ayant sombré dans le crack (Dicky Eklund) et l'autre en devenir d'une légende mais ayant toutes fois essuyé quelques échecs (Micky Ward) a eu l'occasion parfaite de se ressaisir.

C'est clair qu'un film pareil est surtout dû à son casting, ou plus précisément son duo d'acteurs, sa fusion interdite entre deux excellents comédiens : Mark Whalberg - déjà dirigé par le cinéaste en question - (Les Infiltrés, Max Payne) tenant du rôle de Micky depuis 2005 et s'étant entraîné pour celui-ci depuis toutes ses années, et Christan Bale qui pose son costume de Batman vu par Christopher Nolan entre autres pour remplacer Brad Pitt dans la peau de Dicky, et nous livre une interprétation incroyable de son personnage survolté au grand coeur. Et en plus de ça le duo ressemble amplement aux vrais personnages que l'on peut apercevoiraperçevoir dans le générique. Ces deux numéros donnent un ton convivial encore plus renforcé par un casting dans lequel est présent des personnages qui jouent leur propre rôle (Mickey O'Keefe, Sugar Ray...), à une réalisation plus que sublime aux plans précis et rythmée par une BO à base de Breeders, Led Zeppelin ou encore Red Hot Chili Peppers.

Différent de Raging Bull  (quoique ressemblant par sa relation de frères illustrée par De Niro/Pesci dont le ring sépare sur celui-ci) ou Million Dollar Baby, The Fighter sait donc plus que faire plaisir au spectateur dans un moment très agréable en salle obscure éclairci par des purs combats de boxe tenant le suspense et des dialogues ou situations toujours amusants qui donnent ce ton à la fois comique subtil et presque émouvant, sans jamais tomber dans la grosse production américaine. En tout cas, les oscars décernés à Christan Bale et Melissa Leo (alias Alice Ward, la mère) respectivement dans les seconds rôles masculins et féminins sont bien mérités, et si ça tenait qu'à moi, l'oscar mondial du meilleur acteur reviendrait à Bale. Un film passionnant sur une histoire de boxe insolite traînant dans le Massachusetts que l'on doit absolument voir.



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ClockersFri, 11 Mar 2011 20:00:00 +0100Fri, 11 Mar 2011 20:00:00 +0100http://all-the-movies.cowblog.fr/clockers-3092416.htmlCuberisheepClockers (1995) réalisé par Spike Lee
Avec : Harvey Keitel, John Turturro, Delroy Lindo, Sticky Fingaz, Mekhi Phifer...
Synopsis :
Contrairement à son frère Strike, devenu dealer, Victor Dunham mène une existence familiale des plus saines. Jusqu'au jour où il se charge d'une mission à la place de Strike...
Ma Critique : Il y a quelques temps Clockers était un film qui m'attirait beaucoup tant par son équipe technique - Spike Lee, qui est un cinéaste que j'apprécie et admire, et le casting notamment mené par le duo irréprochable Harvey Keitel et John Turturro en flics qui limite se complètent leurs phrases -  mais aussi son sujet, l'approche violente de Spike sur la jeunesse en perdition et les problèmes de cité américaine (drogues, pauvreté, crime...) et également car c'est un des films de ma naissance (le 22 novembre 1995, lendemain du 21.).

Je ne m'étais pas trompé sur la qualité de ce très bon film. Adapté d'une histoire écrite par Richard Price, Clockers se penche donc sur ces jeunes qui trafiquent de la drogue en seconde zone. Ils ne sont jamais considérés comme des vrais dealers mais plutôt pour des merdeux qui tentent de gagner un petit peu plus d'argent pour gagner leur vie minable. La mise en scène, les plans, les dialogues : tout a un air ironique pour un film qui ne l'est pas du tout, mais au contraire très sérieux et révélateur. A commencer par ce générique de début violent voire presque dérangeant, qui zoome doucement sur des photos de règlements de compte tout en plaçant ses titres sur fond d'une musique langoureuse de Jazz. Tout ça laisse perplexe, et nous laisse passer 2 heures ciblées sur un de ces dealers, Victor Dunham se détruisant aux Cracks et qui pourtant a une passion attachante mais insolite pour les trains... Ce mode de vie n'est clairement pas celui adapté à son caractère. Il est la représentation de tous ces gosses qui se prennent pour des caïds mais qui ne valent pas un sou. Le film n'est pas particulièrement violent, mais il a une ironie et un second degré (qui se retrouvent dans l'excellent duo Keitel/Turturro) plutôt dérangeant, et le mode de filmer de Lee est comme celui de Jungle Fever et Do the Right Thing, très branché et divertissant. Pour le rendre bien contemporain de son  époque on y ajoute une bande son hip-hop comme on l'aime et pas ces daubes ricaines fricées, voilà Clockers. Ou la vision de tous ces jeunes qui pètent plus haut que leur cul, une morale assez perceptible pour un film à la trame policière passionante.


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VoraceThu, 10 Mar 2011 20:00:00 +0100Thu, 10 Mar 2011 20:00:00 +0100http://all-the-movies.cowblog.fr/vorace-3092414.htmlCuberisheepVorace 'Ravenous' (1999) réalisé par Antonia Bird 
Avec Guy Pearce, Robert Carlyle, David Arquette, Jeremy Davies, Jeffrey Jones, John Spencer, Stephen Spinella...
Synopsis : Pendant la guerre américano-mexicaine, le capitaine John Boyd se voit muté dans un fort isolé de Californie après avoir commis un acte de bravoure ambigu. Arrivé à sa nouvelle affectation, Boyd et la garnison, fort réduite, du fort recueillent un étrange individu traumatisé, Colqhoun, qui leur relate les actes de cannibalisme auxquels il a eu recours alors qu'il était bloqué dans une grotte avec plusieurs personnes. Le colonel Hart, commandant du fort, décide alors de diriger une expédition ayant pour destination cette grotte afin de sauver d'éventuels survivants. Arrivés sur place, Boyd et le soldat Reich descendent dans la grotte et y font une macabre découverte alors que le comportement de Colqhoun est de plus en plus étrange.

Ma Critique : Pas très connu, voire même pas reconnu, boudé par une grande partie des critiques et échec cuisant au box-office, la petite perle que j'ai découverte récemment est Ravenous. Vorace est un film totalement foutraque, un western cannibale fascinant, dérangeant, plongé dans des abimes de glauque et de mauvais goût qui ressortent par l'humour noir omniprésent dans le film. Un volontaire pour interpréter un cannibale rendu fou par le froid ? Robert Carlyle bien sûr, notre cher écossais Begbie de Trainspotting  et de Full Monty  interprète un homme aussi déjanté que son rôle d'alcoolique irlandais 10 ans auparavant, sauf que là ce n'est pas du whisky qu'il abuse, mais plutôt de la chair humaine.

Hannibal Lecter mange pour prouver son mécontentement ou pour le bien de la société les tribus de Cannibal Holocaust  cherchent juste à se faire plaisir et à se nourir .. Là le concept du film est plutôt simple : selon une vieillerie indienne, manger un corps humain revient  à s'emparer de son âme, et une addiction se crée aussitôt. Si il est simple, il est efficace. Le cannibalisme n'a jamais été traité de cette façon, et je pense n'avoir jamais vu un film qui l'illustrait aussi bien. Parce que là c'est un plaisir malsain, auquel personne ne peut y remédier. Nous sommes tous des animaux et nous pouvons nous manger à n'importe quel moment, il suffit d'y avoir goûté, mais le capitaine John Boyd interprété par Guy Pearce (démineurs, le discours d’un roi plus récemment) est prêt à y remédier. 

La réalisatrice Antonia Bird (Face et Prêtres qui mettaient déjà en scène Carlyle) parvient donc à nous filer des frissons sur un décor qui file le vertige (montagnes glaciales californiennes) et surtout soutenu par une sublime musique oscillant entre farandoles irlandaises au violon, guimbardes, accordéon et arrangements électroniques, composée par le leader de Blur et créateur de Gorillaz, le fameux Damon Albarn en collaboration avec Michael Nyman. Il donne cette ambiance unique très particulière à ce film, dès les premières scènes (la bataille, les cadavres..) à séquence finale, apocalyptique jusqu'au dernier plan qui nous laisse sur le cul. Original, unique, sanguinolent et corrosif : Un film à voir parce qu'il inscrit un nouveau genre entre Western et film d'horreur d'une morale absurde et ironique, une fois que vous y aurez goûté vous ne vous en passerez plus. Ca s'appelle Vorace, et ça vous glace le sang, vous file les crocs et si vous êtes assez indulgents un rictus pourra se former sur vos lèvres gercées et un rire jaune sortir de votre bouche. Miam. 

You are who you eat !



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True GritWed, 09 Mar 2011 15:56:00 +0100Wed, 09 Mar 2011 15:56:00 +0100http://all-the-movies.cowblog.fr/true-grit-3092411.htmlCuberisheepTrue Grit (2010) réalisé par Joël & Ethan Coen
Avec : Jeff Bridges, Hailee Steinfield, Matt Damon, Josh Brolin, Barry Peper....
Synopsis :
Mattie Ross est une jeune fille de 14 ans très déterminée. Elle veut venger la mort de son père, assassiné lâchement par un de ses employés nommé Tom Chaney. Ce dernier s'est enfui en territoire indien avec une bande de hors-la-loi menée par Lucky Ned Pepper. Puisque la justice ne semble pas s'en préoccuper, Mattie décide pour le retrouver d'engager le Marshal le plus coriace de la région, Rooster Cogburn.

Ma Critique Le plus dur chez les frères Coen, c'est de se dire qu'il va falloir attendre encore un an pour voir leur prochaine réalisation. Le film annuel 2011 des trublions du cinéma américain est le remake de 300 dollars pour un sherif, mis en scène par Henry Hathaway qui mettait en avant ce bon vieux John Wayne dans le rôle du tueur à gages Rooster. Jeff Bridges pose son peignoir et sa cassette des Creedence du Big Lebowski pour rejoindre une seconde fois les frangins, et participer à leur version de ce chef-d'oeuvre. On peut retenir à ses côtés, une fillette du nom de Hailee Stenfield qui a réellement 14 ans et dont l'interprétation lui promet une formidable carrière cinématographique, ainsi que Matt Damon (qui pour une fois est vraiment super attachant et pas du tout insupportable en Laboeuf) ou encore Josh Brolin dans le rôle de Chaney qu'on avait apprécié dans No country for Old Men.
 
 Pas la peine de discuter là dessus, tous les acteurs y compris les moins connus sont très bons (Barry Peper, Domhnall Gleeson.. Tous des belles têtes de losers à la Coen), on ressent grandement la complicité sur le tournage, le plaisir à ceux-là de jouer dans une réalisation coenienne. La qualité du casting renforce donc la sublime habituelle mise en scène des frères Coen, le niveau technique avec la précision des plans toujours bien placés et l'image, la photographie etc.. comme un film des frères Coen en somme.
 
Comme d'habitude c'est d'une finesse implacable dans le cours de l'histoire qui font passer ces deux heures d'une vitesse fulgurante, l'humour noir et le décalé refont surface avec des scènes d'anthologie (La pendaison des 3 bandits, le trappeur dentiste...) et les cinéastes prennent une énième fois un plaisir fou à faire mourir de la manière la plus débile qui soit les Loosers qui peuplent ce film, bouffé par les loups ou un rocher dans la tronche. Pourtant les « méchants » ont l'air gentils, mais non ça reste des vilaines personnes qui n'auront que ce qu'ils méritent : parce que ne l'oublions pas, le thème principal est la vengeance mais c'est pas traité comme un Tarantino, c'est beaucoup plus subtil. Pas d'essoufflements, les duels finals avec le petit rebondissement pour combler le suspense sont réussis, et la chevauchée de nuit est pas loin d'être magnifique.
 
 Les frères Coen ont beau avoir un rythme impressionnant de réalisation, ils me déçoivent jamais, et je pense avoir assez répété qu'ils ont le don de se renouveler et/ou de passer d'un genre à un autre sans faire traîner des aspects de leur précédent. Notez seulement la différence entre leur dépressif Serious Man et celui-ci. Après réinventent-t-il le western sous la neige en donnant leur vision du genre ou signent simplement un classique très réussi ? Du moins, True Grit méritait amplement ses oscars qui n’ont pas été remis.. car on se fait rarement aussi plaisir dans un cinéma et à ce stade là, c'est plus que jouissif.



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Notre Jour ViendraSun, 23 Jan 2011 01:44:00 +0100Sun, 23 Jan 2011 01:44:00 +0100http://all-the-movies.cowblog.fr/notre-jour-viendra-3080403.htmlCuberisheepNotre Jour Viendra (Redheads) (2010) réalisé par Romain Gavras
Avec Vincent Cassel, Olivier Barthélémy, Justine Lerooy, Vanessa Decat, Pierre Boulanger...
Synopsis : Patrick et Rémy n'ont ni langue, ni pays, ni armée : ils sont roux. Ensemble ils vont combattre le monde et sa morale, dans une quête hallucinée vers l'Irlande et la liberté.

Ma Critique : A peu près 3 ou 4 mois, c'est ce que j'ai attendu pour voir Notre Jour Viendra sortir en salles en Septembre parce que j'avais appris que Vincent Cassel et Olivier Barthélémy jouaient deux roux mal dans leur peau, et seraient mis en scène par Romain Gavras du Koutrajamé. Cet homme, fils de Costa Gavras (cinéaste respectable à mon goût) qui s'est déjà penché sur le sujet des cheveux roux en signant un clip controversé, choquant, insoutenable pour la chanteuse M.I.A. « Born Free » où une rafle de roux se fait par l'armée américaine avant de les foutre dans un bus qui les mèneront dans un désert californien truffé de mines qui les feront exploser au ralenti, créant une polémique folle aux States et en France, censure sur youtube. Et puis il avait fait un autre clip choc, à savoir Stress de Justice qui mîmait un reportage sur des casseurs mettant le feu à une banlieue parisienne (ainsi qu'une vidéo sur leur tournée, A Cross the Universe)... Romain est un cinéaste disons-le plutôt prometteur, même si son discours à la sortie de son film était du genre « J'ai fait le film dont j'avais envie, je m'en fous si les gens le reçoivent pas » ce qui est pas très correct de la part d'un sacré pistonné d'une vingtaine d'années qui vient de démarrer sa carrière ! Bref il vient de commencer avec un ego, mais son premier film est clairement incroyable.

Après un trailer très bien foutu qui m'a presque rendu fou tellement il était énigmatique, puis par une bande-annonce qu'il était un peu moins, il sort au cinéma. aucune salle le diffusait dans ma région, introuvable sur le net, inexistant dans la Fnac au moment où je vous écris ces lignes... Je viens de le voir ce soir par cas de force majeure après 4 mois de sa sortie. Si je m'intéresse autant à ce film c'est pas parce que je suis roux, mais que je voulais absolument voir l'approche qu'allait mener Gavras sur un sujet que presque personne n'a jamais touché à part lui. Les roux sont parfois victimes d'un racisme ordinaire, qui peut partir du légèrement sympathique jusqu'à un rejet pouvant entraîner la perte de l'identité du rouquin. Pourquoi ? Jamais su. Certains le prennent bien ou font avec. D'autres sont mal dans leur peau. Patrick et Rémy le sont, et ce film est leur odyssée. Ce n'est pas un film sur les roux à proprement parler, non. Les roux sont un exemple comme un autre, le scénario traite de toutes formes de racisme ordinaire et de ségrégations, ou encore de ce qui se trame dans la tête des jeunes...

Gavras filme avec beaucoup de passion son sujet, même si l'histoire peut paraître un tantinet décousue voire même totalement absurde (parce qu'au final, Vincent Cassel a beau en faire des caisses, on sait pas ce qu'il veut...) a base de travellings, caméras embarquées ou plans d'ensembles vraiment sensationnels, on sent le frais, le cinéaste qui débute. Le duo Vincent Cassel/Olivier Barthélémy dans leur relation attachante de grand et petit frère est juste étonnant, respectivement confirmé, excellent comme d'habitude et l'autre pré-nommé aux Césars du meilleur espoir masculin après deux véritables rôles (Après Sheitan de Chapiron) et une vingtaine d'année. Les images sont très fortes, surtout grâce à la photographie que l'on doit à Kim Chapiron (Photographe de plateau, qui fait parti du Koutrajamé – Sheitan, Dog Pound -) et portées par la musique à mi-chemin entre classique piano puis aux touches éléctroniques composées par SebastiAn.

La première partie du film nous installe dans le décor Nord Pas-de-Calais très laid, à la population et aux mœurs presque détestables par la monotonie de la région et de la mocheté du paysage que ce soit par les autoroutes ou usines. (Mais croyez-pas j'aime bien le Nord moi !). Il y a cet adolescent roux Rémy perdu entre sa mère et sa soeur, fan de l'équipe d'Arsenal, rejeté dans son équipe de foot, perdu dans sa sexualité, traumatisé par sa primaire. Puis il rencontre Patrick, psychologue roux lui aussi, qui va l'emmener en quête dans le Nord. Le premier de ces deux compères veut partir en Irlande rejoindre ses amis roux, le second lui explique que si tous les roux partent en Irlande vivre avec les autres roux cela n'a plus aucun intêrèt. Il veut être le messie. Les 45 dernières minutes manquent peut-être un peu de rythme, la partie dans l'hôtel est plus que malsaine notamment pour la scène du Jacuzzi.. Mais après ça, le fin du film est juste époustouflante, les 20 dernières minutes à couper le souffle, du rasage de Rémy dans la pharmacie et la scène du mariage qui s'en suit, la démarche des deux roux et leur combat à l'arbalète dans le coin industriel de Calais contre les ouvriers, le ferry prêt à être rempli uniquement de roux cherchant à aller eux aussi en Irlande... Jusqu'à la dernière scène, particulièrement émouvante.
Suicide commercial bien évidemment, Gavras présente son film comme une comédie dramatique romantique.

Une sorte de Road-Movie halluciné rappelant Les Valseuses de Blier., malsain, ironiquement optimiste, choquant, frustrant mais surtout très touchant. La quête de deux roux dans une société dominée par le racisme ordinaire et la violence. Un petit bijou français de 2010, sans doute celui que j'attendais depuis quelque temps et qui aurait pourtant pu ne pas tenir ses promesses ou plutôt celui que j'aurais aimé réaliser, mais détruit par la critique.

« Ma chevelure vous irrite ? Je la laisserais pousser. Mes actions, mes attitudes vous dérangent ? Je les amplifierais. Et quand un jour je resterais indifférent face à vous, et que je pourrais être celui que je dois être. Ce jour là, malgré ce dégoût, cette honte, vous m'aimerez. Pour ce que je suis. »  Voici un making-of très fort du film, réalisé par le co-scénariste Karim Boukercha, qui vous permettra de voir les images les plus fortes du film, si vous n'avez pas la motivation ou l'occasion de le voir.



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Bilan de l'année 2010Fri, 14 Jan 2011 22:48:00 +0100Fri, 14 Jan 2011 22:48:00 +0100http://all-the-movies.cowblog.fr/bilan-de-l-annee-2010-3078244.htmlCuberisheepBeaucoup de retard comme d'habitude sur All the Movies (quoique le bilan 2009 ait été publié quelques heures après le nouvel an de minuit ! mais on s'en fout c'était en 2009..). Pour 2010, ça me gêne de vous faire un top, surtout avec le nombre de films intéressants qui sont sortis, je vais juste énumérer et commenter la plupart des films que j'ai vu en salle obscure et qui me viennent à l'esprit. J'en oublie, mais en tout cas l'essentiel de mes films préférés de l'année se concentrera dans la catégorie absurde et surtout "Les Incontournables" qui liste le "top" en quelques sortes.

(pour lire certaines chroniques complètes des films, cliquer sur la dernière phrase, les commentaires terminant par une étoile sont ceux qui en possèdent une)

Le Meilleur, la crème des crèmes, les claques, l'incontournable en 9 films étrangers.

http://www.burpblog.com/images/inception.jpg
Sorte de Chef-d'oeuvre déguisé en blockbuster, Christopher Nolan va plus loin que ses promesses avec Inception, une pure réussite ayant pour thème le rêve, jamais assez abordé. Casting sympathique, musique de Hans Zimmer magistrale, réalisation sublime : un film à voir avant de... s'endormir. Nolan reste définitivement un immense scénariste.(*lire la chronique)

http://media.zoom-cinema.fr/photos/4538/affiche-shutter-island.jpg
De toutes façons c'était parti pour être une merveille, l'adaptation par Martin Scorsese du roman Shutter Island de Dennis Lehane, avec Di Caprio en tête de la fiche technique qui fronce des yeux du début jusqu'à la fin du film, magistrale. Comment filmer un climat glauque et hostile qu'est l'hôpital psychiatrique. Une véritable leçon de cinéma par le maître du genre.(*Lire la chronique)

http://media.zoom-cinema.fr/photos/11153/buried.jpgBuried reste la surprise de l'année, un concept prometteur servi par un nouvel arrivant de la nouvelle vague du cinéma d'horreur espagnol. 1 h 30 entre 4 planches, les cinéphiles avertis tout comme les amateurs de la claustrophobie en quête d'émotions fortes y trouvent leur compte. Une très belle réussite. (*Lire la chronique)

http://media.zoom-cinema.fr/photos/11589/affiche-the-ghost-writer.jpgThe Ghost Writer est le retour parfait de Roman Polanski, jamais il n'a été aussi bon en cinéaste, Ewan mc Gregor n'a jamais été aussi bon depuis Trainspotting et Pierce Brosman n'a jamais été aussi bon tout court. La mise en scène et le lieu lui servant de décor sont sublimes, le film ne l'est pas moins. Quand Kafka rencontre Hitchcock dans sa période britannique.(*Lire la chronique)

http://www.lafilledurock.com/wp-content/uploads/Rubber.jpgRubber est l'OFNI de l'année, l'histoire de Robert Le Pneu dévastateur qui explose la tête de gens qui s'opposent à sa route rien par des moyens de télékinésie et observé par un groupe d'innocents avec des jumelles qui assistent à un spectacle dans le désert, tel un film au cinéma. Quentin Dupieux allias Mr Oizo signe un film foutraque dont la BO est composée par lui-même et son pote de Justice Gaspard Augé, joussif, gore, presque dérangeant, et totalement au absurde, hommage au No Reason.  (*Lire la chronique)

http://megafr.com/wp-content/uploads/2010/09/Dog-Pound.jpgDog Pound est de son côté ma claque 2010, une vision des prisons pour mineurs américaines désespérée, violente et sans mercis. Le tout y est, la fin est époustouflante avec un incroyable Adam Butcher. Kim Chapiron du Koutrajamé m'a étonné vu son précèdent film Sheitan assez mauvais à mon goût. Je me répète : époustouflant. (*Lire la chronique)

http://all-the-movies.cowblog.fr/images/03C003C002645678photoafficheleguerriersilencieux.jpgLe viking filmé par Nicolas Winding Refn, un trip fascinant, ultra-violent et passionant. La photographie, les effets de style, le découpage : tout ne peut être que magnifique sur Le Guerrier Silencieux - Vahalla Rising, voyage totalement barré et à peine compréhensible. Mads Mikkelsen y est formidable. (*Lire la chronique)

http://nebelig.files.wordpress.com/2010/01/a-serious-man-poster.jpg?w=504&h=777Les frères Coen (mes réalisateurs de prédilection soit dit en passant) signent un énième chef-d'oeuvre, A Serious Man est un film mélancolique et dérangeant voire presque déprimant avec pour fond les années 60 au son de Somebody to Love des Jefferson Airplane. Une fable juive éclaircie par des touches d'humour mais très noire, qui prouve l'amour de Joël et Ethan pour leur religion et fait écho à leur enfance. Une pure comédie dramatique cruelle mais minutieuse que beaucoup de magazines et chroniqueurs oublient dans leur top de l'année !

http://img.over-blog.com/375x500/2/60/36/13/cin-ma/machete.jpgJe me sens un peu honteux de placer Machete dans le top du top de 2010, mais c'est plus fort que moi... C'est tellement booon ! Robert Rodriguez en collaboration avec Ethan Maniquis adapte enfin les aventures du Machete qui nous avait laissé sur notre faim par la légendaire bande-annonce passée sur le double programme Feature Grindhouse avec son compère Tarantino. Son cousin au casier judicaire lourd Danny Trejo interprète le rôle de sa vie, le personnage qu'il lui correspond parfaitement. Que aussi de la prestation de Robert De Niro en fervent républicain raciste et de Steven Seagal enfin dans un rôle intéressant de gros méchant se faisant masser dans sa piscine... Et aussi des deux bimbos Jessica Alba et Michelle Rodriguez sexys et méchamment excellentes ou encore de Cheech Marin (après ses interprétations plus ou moins importantes dans les précèdents film de Robert..) en curé frangin de Machete. Les scènes d'action gores et magnifiquement bien réalisées sont irrésistibles, l'humour y est avec des situations classiques et des dialogues cultes. Une sorte de synthèse de tous les films de Rodriguez, ce gamin du cinéma bis qui (au contraire de son compère) ne se prend jamais au sérieux et cherche toujours à nous divertir avec ce qu'il faut. La fin est en revanche, du grand n'importe quoi. Mais c'est excellent et j'en redemande du Machete Kills et Machete Kills Again. Qu'une seule chose à dire : "They Just Fuck with the wrong mexican".

Du très bon Français...

http://all-the-movies.cowblog.fr/images/deshommesetdesdieuxbeauvois.jpg

Je le dirais jamais assez, Des Hommes et des Dieux reste le meilleur film français de l'année et mérite bien le grand prix de Jury sur la croisette, et son succès au box-office. Xavier Beauvois met en scène une équipe de prêtres tous aussi excellents au niveau de jeu d'acteur et complices (mention spéciale à Lambert Wilson et Michael Londsale). Remet en perspective les véritables valeurs de la religion (l'apaisement, la réflexion) et signe au final un film émouvant où chaque plan et chaque parole sont sacrées. Un saint-Graal. (*Lire la chronique)

http://www.advitamdistribution.com/IMG/jpg/affiche_Mammuth_web.jpg
Je pense que le meilleur film français de l'année portera le nom d'une moto mythique. Mammuth est une pure merveille pleine d'une poésie, né de la plume et de la caméra des deux Grolandiens : Gustav Kervern et Benoît Délépine (A qui l'on doit Avida et Louise-Michel). A-t-on déjà vu un Gérard Depardieu zen, innocent et qui ne s'énerve jamais? Voici un profil de retraité, qui a pour cadeau un puzzle pour son départ. Il a travaillé depuis ses 16 ans, et il a pas bronché. Il s'emmerde donc, et part en solitaire pour trouver ses fiches de payes dans les différents boulots qu'il a exercé. Dans sonc chemin, il croisera Poelvoorde (qui fait du Poelvoorde, mais c'est toujours marrant), Dick Annegarn en gardien de cimetière, Mouglalis en fausse handicapée, Bouli Lanners en recruteur schizophrène, Kervern, le dessinateur Blutch en employé de caisse... que du beau monde ma foi (et puis y a aussi Isabelle Adjani à la chirurgie ésthétique en amour perdu). Le film prend de manière sombre les gens dans leur plus profond désespoir, et traite de sujets difficiles comme la solitude, l'ennui ou l'incompréhension et la tendance désagréable, la méchanceté des gens. Enfin un film qui fait vivre le cinéma français!

http://video.leblogcine.fr/image/2010/07/lebruit_affiche.jpgComment un film alliant Jean Dujardin et Albert Dupontel (mon acteur français favori) respectivement dans le rôle d'un écrivain et de son cancer, mis en scène par le maître du décalé Bertrand Blier peut-être mauvais ? C'est bien la question que je me suis posée en rentrant dans la salle étonnamment vide qui projettait Le Bruit des Glaçons que j'attendais depuis un certain moment quand j'ai ouïe parler de la fusion Albert/Jean/Bertrand. A cela s'ajoute Audrey Dana et quelques autres bons acteurs français, avec une BO assez foutraque à laquelle s'intègre des morceaux parfaitement adaptés au décor décalé du film. Le cocktel fait mouche, on rit jaune, on est ravi, rien que pour les dialogues et la performance d'acteur avec ce duo inoubliable que l'on a pas vu depuis Le Convoyeur de Boukhrief.... Après il faut aimer, c'est clair...

http://www.photos-films.com/flm/aff/orig/299/La-Princesse-de-Montpensier-29956.jpgPour le coup, j'ai vu La Princesse de Montpensier dans le cadre d'une avant-première en présence du génial Bertrand Tavernier à qui on doit une partie de l'excellence du bon cinéma français. Avec un casting pareil (Lambert Wilson en état de grâce si je puis dire après son rôle de moine, Gaspard Ulliel, Raphael Personnaz, Grégoire Leprince-Ringuet... et Mélanie Thierry un peu juste selon moi. En plus de ça, on y ajoute un brin de la comédie française avec Michel Vuillermoz acteur d'exception). Mais c'est agréable de passer un moment comme celui-ci, de voir un bon film d'époque de notre Pays, avec un Moyen-âge sordide et une musique de Phillipe Sarde "formidable surtout dans le générique de fin" comme décrit le cinéaste. Après Dans la brûme électrique, Tavernier s'attaque donc à une adaptation d'une nouvelle de Lafayette vraiment très réussie. Il nous a expliqué divers anecdotes à propos du films notamment que le tournage fut hasardeux, les costumes piqués par ceux qui font les Tudors et que Lambert Wilson a presque rien demandé en salaire pour sa performance remarquable... Discuter avec un cinéphile aussi éclairé que Bertrand Tavernier, ça rend obligatoirement fan du 7e art français.

http://nomag.ca/wp-content/uploads/2010/12/Enter-the-Void.jpgEn 2002, Gaspard Noé nous laissait avec Irréversible mettant en scène Albert Dupontel, Monica Belluci et Vincent Cassel dans un film insoutenable mais extraordinaire sur le plan cinématographique... Après avoir réalisé Eva (une série de trois courts-métrages coquins) puis un court We Fuck Alone   pour le collectif porno Destricted en passant par des clips (Protège moi de Placebo) il revient sur le long-métrage avec un film particulier qui en a choqué plus d'un. Enter the Void projette la longue errance de l'esprit d'Oscar (joué par Nathaniel Brown) un dealer de Tokyo à la 1ère personne. Un trip psychédélique, hallucinant, sexy, flashy, coloré, taré et révolutionnaire, Quand Gaspard Noé se détache du porno, c'est un foutu bon cinéaste (ses projets : le porno 3D !).

http://video.leblogcine.fr/image/2009/07/gainsbourg02.jpg

Un biopic sur Gainsbourg devait avoir lieu un jour ou l'autre. Joann Sfar (dessinateur assez génial même si je n'ai jamais pu trop accrocher à ses bandes dessinées pourtant adulées...) s'en tire très bien avec Gainsbourg Vie Héroïque, film poétique original avec un casting sans défaults (Eric Elsmonino en tête dans le rôle principal, et puis des seconds rôles sympathiques comme Katerine en Boris Vian et Anna Mouglalis entre autres, ou détestables pour ma part comme Laeticia Casta en Brigitte Bardot). Une reconstitution soignée de la vie de cet artiste phénoménal, de l'occupation nazie à la période Reggae en passant par ses moults collaborations. Réussi.

http://www.booska-p.com/images/cinema/fiches/gardiens-de-l-ordre.jpgJ'ai beaucoup attendu Gardiens de l'ordre parce que j'adore Nicolas Boukhrief (surtout pour le convoyeur en fait...). Je ne suis pas du tout déçu, le film réuni une tripotée de supers acteurs comme Cécile de France, Fred Testot (méconnaissable, le jour il faisait Tata Suzane, la nuit il neutralisait des maîtres-chiens), Nicolas Marié mais aussi le super Julien Boissolier et Gilles Gaston Dreyfus. Ces deux derniers ayant tenus des rôles dans Convoyeur.
L'histoire, c'est du carrêment n'importe quoi mais on se laisse porter par la beauté de l'image et l'action soudaine. Et puis franchement, des bons policiers français y en a pas des masses. Donc bonne surprise, mais on aime ou on aime pas, c'est sûr.

Et il manque Tournée, Les Petits Mouchoirs et surtout Notre Jour Viendra que je vais voir de ce pas

De l'excellent, des découvertes, de la confirmation de cinéastes... tous genres confondus.

http://blog.80millionmoviesfree.com/wp-content/uploads/2010/06/the-social-network-movie-poster.jpgMême si le dernier David Fincher (qui nous avait émeut par L'étrange histoire de Benjamin Button et qui a une des filmographies les plus intactes du 7e art), The Social Network est particulièrement génial, je n'arriverais pas à le classer dans les claques... Le film est très bon, brillant, rythmé et Geek. La musique de Trent Reznor (leader de Nine Inch Nails que je connais bien par l'intermédiaire de mon frangin qui est fan invétéré de ce groupe) est extraordinaire, et rappelle le Closer qui passait dans le générique de Seven une dizaine d'annés auparavant. Les acteurs sont impressionants, tant par Justin Timberlake (qui m'a étonné) ou Andrew Garfield mais surtout Jesse Eisenberg excellant dans le rôle du Mark Zuckerberg fondateur du Facebook qui nous domine au quotidien, et que l'on déteste bien comme il faut parce que c'est un geek bien comme il faut. Une réussite comme seul David Fincher sait les faire même si le film n'atteint pas toutes mes attentes fantasmées.

http://leblogcine.fr/image/sherlock-holmes-copie-2.jpg

L'ex monsieur Madonna du cinéma londonnien est de retour pour notre plus grand plaisir, après un Rock'n'Rolla  bien excellent, Guy Ritchie donne sa vision du mythe britannique de Sherlock Holmes en le mettant dans la peau de Robert Downey Jr. accompagné de son fidèle Jude Law, un duo qui fait mouche. Encore une fois Mark Strong joue le méchant. Très rythmé, BO alléchante et décor sublime. Et j'approuve le concept du combat expliqué au ralenti ! Pas du très grand cinéma c'est sûr, mais qu'est ce que c'est bon... et en plus y a une suite en préparation.

http://www.swiss-dvd.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/splice1.jpgRéalisateur de la trilogie Cube, et de Nothing (deux concepts impressionnants et très bien foutus), Vincenzo Natali nous sort son nouveau film : Splice. Une véritable réussite, menée par deux très bons acteurs avec Adrien Brody et Sarah Polley. Le film est loin d’être américanisé, il démarre un peu dans le genre, et termine dans un véritable Chaos au point où on peut même voir Brody se taper un Alien. Ce dernier est assez attachant, mais maléfique et surtout, extrêmement imprévisible. Du moins son esthétisme tient ses promesses. Après il faut aimer, parce que c’est un genre de Science-Fiction assez bizarroïde sans pitié qui peut choquer les petites âmes sensibles dont la plupart ont plutôt intérêt à se diriger vers Twilight 3, sorti début Juillet, certains m’ont dit que c’était le meilleur des trois... Vraiment, une belle surprise !

http://faussesvaleurs.unblog.fr/files/2010/06/kickass.jpgAdaptation de la BD culte de Mark Millar, Kick Ass gère de manière époustouflante avec des acteurs vraiment sympas (Mark Strong, Nicolas Cage...), ce film déjà culte est doté d'une excellente BO (Ennio Morricone, The Prodigy, Gnarls Barcley...), un rythme effréné constant, un trash bien dosé et un humour décapant. , j'étais pété de rire du début jusqu'à la fin du film, ce qui m'arrive pas très souvent
Des bonnes comédies noires comme ça, on en voit pas des masses, mais celle ci est vraiment très très réussie. En gros, ça se démarque pas mal des films de supers-héros, et s'en moque carrêment. C'est le genre de films qui permet de passer un bon moment, ni intellectuel ni niais : mais complètement barré. Il faut au moins être amateur de cet humour noir omni-présent pour apprécier... mais en tout cas vous connaissez mon verdict, Kick-Ass m'a boté le cul.


http://leblogcine.fr/image/soul_kitchen.jpgPassage réussi à la comédie pour Faith Akin (Head On, De l'autre côté...), certains diront le contraire mais selon moi Soul Kitchen est une excellente comédie, qui ne manque pas d'humour noir quand il en faut. : Adam Bousdoukos, Moriz Bleibtreu ou Biro Unuël sont en tout cas de très bons comédiens allemands. Sur une BO Funk/Soul très branchée, on se marre comme des petits fous devant la cuisine allemande d'Akin et les tribulations de Zinos et ses amis. Au fond, on réverait tous d'un Soul Kitchen près de chez nous.

http://www.viedegeek.fr/media/public/billets/2010/1-Janvier/phillip-morris/phillip_morris_affiche.jpg
I Love You Phillip Morris est loin d'être une mauvaise comédie, mais un film très réussi et engagé par son cynisme sur l'homosexualité en se basant sur l'histoire de Phillip Morris. L'humour est décapant, une fraîche comédie (dramatique) avec un duo Jim Carrey/Ewan Mc Gregor irrésistible. Enfin une production Luc Besson pas mauvaise !

http://www.cinemovies.fr/images/data/affiches/2010/les-chevres-du-pentagone-17418-703571418.jpg
Par l'affiche, le casting, la police et le thème, Les Chèvres du Pentagone s'avérait être du sous-Coen. Ça l'était, mais c'était vraiment super bien ! Jeff Bridges à la Lebowski, Kevin Spacey méconnaissable, Ewan Mc Gregor (encore une fois !) classique et Georges Clooney excellent par son ironie. Une belle satire de l'armée américaine, psychédélique, fraîche et à mourir de rire sur certains moments.

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Anvil est un groupe génial dont les membres fondateurs et permanents Steve Kudlow et Robb Reiner respectivement au chant/guitare et à la batterie, sont comme des frères Ils sortent des albums depuis 1977 au service de leur métal enclume. Ils pourraient avoir la même notoriété que des groupes tels que Scorpions ou Judas Priest. Le problême ? Ils n'ont jamais marché, que ce soit sur le point financier ou culturel. The Story of Anvil les filme en train d'enregistrer leur dernier album. C'est donc avec cruauté que l'on observe les malheurs de ces deux amis, tantôt en froid avec des disputes et des larmes ou de bons moments passés ensemble. Mais aussi leurs galères de tournée, de publication de disque etc... Un documentaire drôle et émouvant comme on a du mal à en faire en ce moment. Et ma chance fut de les voir en concert au Hellfest de Clisson et de les rencontrer en séance de dédicaces. Ce film les a fait marché du moins, mais c'était quand même eux qui faisaient leurs balances eux-mêmes !


http://1.bp.blogspot.com/_UbhTEuxK3SA/TBCTDwrDT8I/AAAAAAAAELg/Jtw7SVukaMo/s1600/doors-when_youre_strange-poster.jpg
When You’re Strange retrace la carrière des Doors, à travers la vie de son leader charismatique, feu Jim Morrison. Biographie d’une grande précision, réalisée Tom DiCillo avec une superbe narration de Johnny Depp. Grâce à une grande quantité d’images d’archives, parfois étonnantes et une BO à la hauteur  du groupe, qui mixe l’intégralité de ses meilleurs morceaux, When You’re Strange est la meilleure biographie que j’ai pu apprécier. Ce qui est intéressant, c’est que le documentaire est d’une rapidité véloce, et qui pourtant donne pas mal de détails sans trop traîner sur certains (comme la mort incertaine du chanteur, ce qui est bien, car ça aurait donné une succession d’informations répétitives et floues) et ne nous laisse jamais en train de dormir. Le documentaire parfait en quelques sortes, jamais ennuyant, rythmé, toujours instructif et enrichissant.

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Le Papy Eastwood a beau multiplié ses rides, il arrivera toujours à nous émerveiller. Après Gran Torino, il passe seulement derrière la caméra pour mettre en scène notamment Morgan Freeman (au sommet de son excellence) et Matt Damon respectivement dans les rôles de Nelson Mandella et François Pienard sur Invictus. De toute beauté, chaque plan est admirable, la mise en scène cocasse et même si l'on connaît la fin quand on est un minimum au courant de l'histoire, quel stress règne dans le dernier match de la coupe du monde de Rugby ! Espérons qu'il ne nous déçoive pas avec son nouveau film remettant en scène Matt Damon, Au delà.

http://www.citations-citation.fr/wp-content/uploads/2010/04/robin-des-bois-russel-crowe1.jpg
La perle visionnée en ce mois de Mai 2010 restera toujours la 4e adaptation de Robin Des Bois. Après Errol Flyn, Kevin Flynn/Kevin Costner, le Walt Disney voici enfin le Ridley Scott/Russel Crowe s'attaquant aux origines du héros Médiéval. Enième collaboration entre les deux compères, Russel Crowe arrive à s'immiscer dans un rôle qui exige une capacité physique impressionante, et c'est dans ce film qu'on comprend qu'il est totalement polyvalent. Qu'il puisse interprêter un gay, un gladiator, un commandant de bord, un traider ou un agent de la CIA, il est toujours aussi bon. A ses côtés, Cate Blanchett, Léa Seydoux, William Hurt ou encore Mark Strong (déjà dans Kick Ass et Sherlock Holmes, faut croire qu'il a de la côte en ce moment). Une belle réalisation comme Ridley sait les faire, et une belle équipe de tournage, donc franchement encore chapeau pour ce film vraiment agréable et jamais ennuyant!

http://4.bp.blogspot.com/_7uXRFrFI3fo/TDKjwx8MYzI/AAAAAAAAADM/EBKyLhoeM7A/s400/piranha-3d-french-poster.jpg
Notre fierté du cinéma français revient avec un film américanisé mais excellent, le remake 3D (oh excuse moi Alexandre...) de Piranha est particulièrement réussi, atteignant le summum du gore presque vers l'insoutenable. Mais c'est à mourir honteusement de rire, même si la 3D ne sert à rien. (*Lire la chronique)


Quelques Malheureuses déceptions choisies au hasard ... (excluant les daubes à souhait qu'il ne sert à rien de présenter) pour faire style que je peux aussi critiquer.

http://www.spheremetisse.com/images/stories/articles/cinma/alice_au_pays_des_merveilles_affiche.jpg

Alice aux Pays des Merveilles restera ma plus grande déception de l'année. Tim Burton se fait assassiner par disney. Après Sweeney Todd qui était très bien, il se tente de faire passer ses touches Burtonniennes (par des concepts un peu glauques) dans un décor mièvre à la Walt Disney en 3D inutile. Johnny Depp, Alan Rickman ou Helena Bonham Carter n'y changent clairement rien. Pas assez psychédélique, pas assez décalé pour être de Tim Burton même j'ai failli déchirer mon fauteuil au moment de la guinguette de Depp. Rust in Peace Tim Burton, je n'aurais plus aucune considération pour ton oeuvre actuelle tant que tu ne me sortes pas un bon vieux film comme tu sais si bien les faire. ET PUTAIN AVRIL LAVIGNE AU GENERIQUE DE FIN C'EST QUOI CE BORDEEEEEL ???!!!!!

http://www.dreadcentral.com/img/news/aug10/monsters.jpgAttention, Monsters n'est pas un mauvais film, juste une déception. Je m'attendais à un véritable film d'horreur à zone infectée mexicaine en allant le voir à l'absurde séance mais finalement ça ressemblait à Lost In Translation mais version je traîne au mexique où y a des pieuvres géantes qu'on voit à peine. La réalisation a beau être soignée, je n'ai pas accroché au film et à son intrigue, par son ton mou et son manque de spectaculaire si ce n'est quelques séquences à couper le souffle. Une sorte de nouveau genre arrive, je me sens un peu perdu à le critiquer juste parce qu'il atteignait pas mes attentes. Mais attention mon ami Louis l'explique mieux ici

http://www.entre1ternaute.com/wp-content/uploads/2010/12/Predators-2010.jpgCertes c'est marrant de faire genre : Waaah je vais refaire un classique de John Mc Tiernan avec le maximum de clichés possible et je vais en mettre plusieurs de Predators cette fois-ci, comme pour James Cameron avec Aliens sauf que je vais faire un truc pourri tout en prenant l'acteur le moins approprié pour endosser la relève de Schwarzennegger alors qu'il est pas musclé et qu'il a une gueule d'ange. Bref c'est presque ça, on y trouve une fille manquée (qui finit par survivre avec Adrien Brody, le beau Marines qui s'est musclé spécial pour le film...), un asiatique fan d'arts martiaux qui finira par combattre au sabre notre rasta, un black mercenaire, un russe fan d'explosifs... que des clichés et par dessus tout Laurence Fishburne qui a un rôle tout pourri et Danny Trejo qui ne dit pas un mot et meurt directement. On sent bien le producteur (Robert Rodriguez) qui a mis une condition pour placer son cousin, que le réalisateur a directement dézingué parce qu'il avait pas envie de le mettre en scène. C'est juste divertissant, ça reste un navet.

http://www.kelfilm.com/bibliotheque/600_Kg_d-or_pur_affiche.jpg
Si la séance n'était pas assistée par l'équipe du film, je ne serais pas allé voir 600 kg d'or pur. Parce que je le sentais très mal.. et pour ma part je n'avais pas tort, ce film n'est vraiment pas terrible. Après Cash, Eric Besnard change de registre et veut rendre hommage à l'ancien cinéma français dans un décor insoutenable Amazonien. Le film était presque inintéressant, mais la rencontre avec Bruno Solo et Clovis Cornillac et le réalisateur était géniale !


C'est clair que j'en ai oublié des films, mais bon je le changerais au fur et à mesure ce bilan. En tout cas c'était une majeure partie des films qui m'ont marqué en cette année clôturée et ces sous en cinoche dépensés. 2011 sera une belle année aussi je pense, à commencer par Incendies de Denis Villeneuve mon point de départ vraiment magnifique, Sound of Noise, le dernier Sofia Coppola Somewhere, le dernier Terence Malick Tree of Life avec Penn et Pitt ou encore The Fighter...
Mais surtout True Grit des frères Coen, mon attente. Je vous laisse en vous souhaitant mes meilleurs voeux cinéma pour 2011 !







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